23 communes du SBVR s’engagent vers le « Zéro phyto »

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Partant du constat que de nombreuses matières actives de produits phytosanitaires  sont continuellement retrouvées dans les cours d’eau et que depuis le 1er janvier 2017, les communes se voient interdire l’utilisation des produits phytosanitaires, le SBVR a décidé de travailler avec les collectivités et de les aider à vivre le plus sereinement possible l’évolution des pratiques d’entretien et de désherbage des espaces publics et de la voirie vers le « zéro phyto ».

En 2015, 6 communes (Etrez, Saint Bénigne, Saint Jean sur Reyssouze, Attignat, Saint Martin le Chatel et Tossiat) ont fait le choix de réaliser un plan de gestion différenciée dans lequel s’intègre le plan de désherbage communal (PDC).

Le CFPH d’Ecully a été retenu pour réaliser ces plans et accompagner les élus et les agents communaux dans leur démarche de réduction des produits phytosanitaires pour l’entretien des espaces verts, voiries, infrastructures sportives et autres espaces ouverts au public.

Après une relance des communes début 2016, 17 nouvelles communes vont pouvoir bénéficier d’un plan de désherbage et de gestion différenciée.

 

UN PDC, c’est quoi ?

C’est une méthodologie raisonnée et progressive de mise en œuvre de bonnes pratiques de traitements phytosanitaires et de développement de techniques alternatives au désherbage chimique.

Objectifs :

  1. Intégrer les évolutions de la réglementation
  2. Sensibiliser les élus et les applicateurs professionnels pour une utilisation moindre et sécurisée
  3. Faire évoluer les pratiques vers des méthodes plus respectueuses de l’environnement
  4. Faire évoluer les mentalités des utilisateurs, des élus et de la population dans son ensemble
  5. Participer à la reconquête de la qualité de l’eau du territoire

 

Le plan de désherbage communal s’établit sur les axes suivants :

1- Définir des objectifs d’entretien : il s’agit de limiter les secteurs de la commune où le désherbage est jugé indispensable et ceux où le développement d’une flore spontanée plus ou moins importante peut être tolérée. Le choix des moyens à mettre en œuvre pour l’entretien de ces secteurs en dépend par la suite.

2 – Identifier et classer les zones : il s’agit de caractériser les zones susceptibles d’être désherbées, de mesurer les surfaces de chaque zone, de classer ces zones en deux niveaux de risque (risque élevé et risque faible). Le risque est évalué en fonction de la perméabilité, de la pente et de la proximité d’un point d’eau.

3 – Définir des prescriptions adaptées au niveau de risque :

Prescriptions niveau de risque

4 – Dessiner la cartographie : au terme du diagnostic, une carte de la commune est réalisée pour  permettre de visualiser les zones à risque en matière de traitements chimiques. Cette carte doit comporter un code couleur de manière à identifier facilement les différentes zones.

 

cartographie communes

 

En bleu les points d’eau, les avaloirs, les puits, les cours d’eau, ….

  • traitement chimique interdit.

En rouge les zones à risque élevé (zones imperméables et/ou connectées à un point d’eau)

  • ne pas traiter chimiquement.

En vert les zones à risque réduit (zones perméables non connectées à un point d’eau)

  • traitement chimique possible.


 

 

5 – Accompagner le plan de désherbage communal d’un plan de communication à destination du public en mettant notamment en place une campagne d’information sur le changement des pratiques (articles dans le bulletin communal, affiches, pancartes sur les sites, exposition en mairie….).

 

 

Pour toute information complémentaire sur le plan de désherbage communal, vous pouvez contacter Héloïse GRIMBERT au SBVR : heloise.grimbert@syndicat-reyssouze.fr ou au 04 74 25 66 65