Zéro phyto pour les communes

L’interdiction de l’usage des produits phytosanitaires par l’État, les collectivités locales et établissements publics pour l’entretien des espaces verts, promenades, forêts, et les voiries est entrée en vigueur le 1er janvier 2017.  Le SBVR a prévu dans son plan d’actions d’accompagner les communes à réduire leur impact sur la qualité des cours d’eau en leur faisant réaliser un plan de désherbage communal (PDC) doublé d’un plan de gestion différenciée des espaces ouverts au public.

Ce sont tout d’abord Etrez, Tossiat, Saint Jean sur Reyssouze, Saint Bénigne, Attignat et Saint Martin le Chatel qui ont fait le premier pas vers la réduction de l’emploi des produits phytopharmaceutiques en 2016. Puis vingt autres communes les ont suivies dans cette démarche dès janvier 2017. Bourg en Bresse s’est déjà lancée dans l’aventure depuis 2010.

Un plan de désherbage communal, c’est quoi ?

Le SBVR a missionné deux bureaux d’études SCE et le CFPH d’Ecully pour réaliser les PDC. Il en réalise aussi lui-même.

 

  1. Le bureau d’études réalise un diagnostic, ou état des lieux, des pratiques  phytosanitaires et d’entretien (désherbage manuel, chimique  ou mécanique, tonte) des agents techniques sur la commune. Il fait part des améliorations possibles et des préconisations. Il écrit, en concertation avec les agents et les élus responsables, un plan d’actions en fonction des équipes humaines disponibles.
  2. Le SBVR et le prestataire accompagnent les communes dans la mise en œuvre des préconisations.
  3. Ils les épaulent aussi sur un point clé de la réussite de la démarche : la communication auprès des habitants. Rédaction d’articles pour le bulletin municipal, organisation de soirées ciné-débat, création et distribution de panneaux d’information.
Cartographie communes engagées 2017

 Accompagner les agriculteurs

La CA3B (ex Syndicat mixte Cap 3B) porte le PAEC (Projet Agro-Environnemental et Climatique) depuis janvier 2015. Ce projet comporte la mise en place de Mesures Agro Environnementale et Climatiques (MAEC).

Les objectifs : améliorer la qualité des cours d’eau, préserver la biodiversité et assurer une durabilité environnementale, économique et sociale des exploitations agricoles du territoire.

 

Dans le cadre de ses missions de sensibilisation et d’animation auprès des agriculteurs de son second contrat de rivière, le Syndicat du Bassin Versant de la Reyssouze (SBVR) s’est associé à Cap 3B dès l’élaboration de la candidature du PAEC en 2014, pour animer de façon spécifique le projet auprès des agriculteurs présents dans le périmètre des zones d’intérêt prioritaire (ZIP) 4 : Eau et ZIP 3 : Zones Humides.

 

Depuis 2015, le SBVR assure la mise en place et l’animation des MAEC sur le périmètre du territoire pour lequel il est légitime.

Cette année 2017 permettra d’accompagner les agriculteurs ayant déjà contractualisé en 2015 et 2016 pour le respect des obligations des MAEC. 

 

Toujours en 2017, le SBVR fera réaliser par le CDA (Centre de Développement de l’Agroécologie) 15  suivis des exploitants déjà diagnostiqués.

 

L’objectif de ces suivis est de faire en sorte que les agriculteurs ayant contractualisé des MAEC puissent pérenniser les nouvelles pratiques au-delà des 5 ans de contractualisation sans contraintes économique et financière.

Un panel de formations pour atteindre les objectifs des MAEC est activé depuis fin novembre 2016 et se poursuit tout au long de l’année 2017.

zones intervention prio MAEC

 Les MAEC

Les agriculteurs, s’il le peuvent et le souhaitent, s’engagent, sur une durée de 5 ans, à respecter les conditions imposées par chacune des MAEC choisies.

Les MAEC retenues sur le territoire de la Reyssouze sont les suivantes :

  • Maintien de la richesse floristique d’une prairie naturelle (HERBE_07)
  • Gestion des milieux humides (HERBE_13)
  • Mesure Système Polyculture Elevage (SPE) (en ZIP 4) à dominante élevage
  • Création et entretien d’un couvert herbacé (COUVER_06)
  • Entretien des haies localisées de manière pertinente (LINEA_01)

 

 

Le bassin versant de la Reyssouze est riche d’une agriculture d’élevage caractérisée par des prairies de vallées alluviales dotées d’une flore et d’une faune spécifiquess. Le but de ces mesures est d’améliorer ou maintenir les pratiques agricoles qui participent aussi à la préservation de ces milieux remarquables.

 

Sur le bassin versant de la Reyssouze

Dans le cadre du PAEC et plus précisément de la MAEC SPE (Système Polyculture Elevage), le SBVR se porte co-financeur de diagnostics d’exploitations agricoles.

Ils offrent l’opportunité de porter un regard neutre et extérieur sur les pratiques agricoles. Ainsi, l’agriculteur est guider dans son engagement à changer de pratiques. Les actions préconisées visent une meilleure autonomie alimentaire, une meilleure gestion de la fertilisation et de l’emploi des pesticides et aussi des cultures.

L’agriculteur prend du recul par rapport à son activité et voit là où il peut apporter des modifications sur le pâturage, la fertilisation, l’emploi des produits phytosanitaires, la rotation des cultures tout en restant socialement, environnementalement et économiquement VIABLE.

Fauche sous cloture