Les espèces envahissantes exotiques

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Définition

Espèce exotique : allochtone ou non indigène ou exogène ou étrangère, espèce qui se trouve à l’extérieur de son aire de répartition naturelle ou de son aire de dispersion potentielle.

Espèce invasive : espèce exotique naturalisée dans un territoire et qui modifie la composition, la structure et le fonctionnement des écosystèmes naturels ou semi-naturels dans lequel elle se propage (Cronk et Fuller, 1995).
Le succès d’une invasion résulte du pouvoir invasif de la plante exotique (stratégies d’invasion) et de la sensibilité de l’écosystème receveur (invasibilité).

Bref aperçu des principales espèces envahissantes exotiques du bassin versant

Le ragondin

ragondin (Myocastor coypus)
Ragondin

Parmi les espèces animales indésirables, on notera principalement la présence généralisé  sur l’ensemble  du bassin versant (cours d’eau, plan d’eau, zones humides) du ragondin (Myocastor coypus). Cette espèce est notamment très présente sur l’ensemble du linéaire de la Reyssouze du fait de la stabilité du niveau d’eau induit par les vannages et de la présence de nourriture (maïs des parcelles cultivées, végétation aquatique et même mollusques sur la Basse Reyssouze). 

L’écrevisse de Louisiane

ecrevisse rouge de Louisiane
Écrevisse rouge de Louisiane

Poursuivant sa progression sur l’ensemble du pays, déjà présente en Saône, récemment répertoriée dans le Formans et en Dombes, l’écrevisse rouge de Louisiane a également été observée dans plusieurs points du bassin versant de la Reyssouze (notamment certains plans d’eau entre St-Triviers-de-Courtes et Servignat). Bien que très désarmé face à cette invasive, la sensibilisation reste un moyen sûr de limiter ou ralentir les dégâts.

La renouée du Japon

Renouée du Japon
Renouée du Japon

Parmi les espèces végétales, la Renouée du Japon (Reynoutria japonica) reste localement présente sur la Reyssouze et a même tendance à se développer de façon conséquente ces dernières années : les sites existants sont de plus en plus volumineux (massifs) et on assiste à une multiplication des sites colonisés, notamment à Bourg-en-Bresse.  En effet, la facilité de colonisation de la plante, notamment par bouturage, est amplifiée par des méthodes d’entretien  souvent inadaptées (résidus de fauches non évacués pouvant être emportés plus à l’aval par les cours d’eau,…). De plus, il a été remarqué qu’en général, aucune précaution particulière n’était prise quant à cette plante lors de réalisation de chantiers sur des sites où elle est présente : l’évacuation, le transport de terre contenant des rhizomes étant un facteur supplémentaire facilitant la colonisation. 

Il est à noter également le développement inexpliqué et nuisible de l’euphorbe ésule (Euphorbia esula) dans les prairies inondables du Val de Saône. Sur ce même secteur, et notamment en bordure de Reyssouze, sont également présents la lampourde (Xanthium) et l’érable négundo (ou érable à feuille de frêne) (Acer negundo).