Gestion des cimetières sans pesticides : matinée d’échanges à Bourg en Bresse – 21 septembre 2017

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Le 21 Septembre dernier, une trentaine d’élus et d’agents techniques sont venus rencontrer et échanger avec Nicolas Gonon et Christophe Benabdallah, respectivement technicien espaces verts et responsable du cimetière de la ville de Bourg-en-Bresse. La problématique du jour était “comment entretenir un cimetière sans pesticides ? “.

La ville de Bourg-en-Bresse est entrée dans la démarche “zéro phyto” en 2010 et les responsables espaces verts ne cessent depuis de mettre en place des techniques de gestion différenciée pour entretenir les espaces publics et les voiries sans produit phytosanitaire.

L’équipe “cimetière” est composée d’un responsable, de deux agents techniques et d’un agent d’accueil.

Le cimetière de 11 hectares compte 12 800 concessions et représente 5% du patrimoine arboré communal.

Le cimetière de Bourg-en-Bresse en chiffre

  • 11 hectares
  • 12 800 concessions
  • 5 % du patrimoine arboré communal
occupation sol cimetiere BeB
demi-journée demonstration gestion cimetiere

Les allées principales sont bitumées. Les allées inter-tombes en gravillons ont été hersées et ensemencées avec du micro-trèfle à l’automne 2016, le semis au printemps étant beaucoup plus aléatoire en termes de réussite des graines. Cette variété a été choisie pour sa faible hauteur de pousse.

Plusieurs essais ont été menés sur 4 hectares :

  • semis direct
  • semis sur pellicule de compost
  • semis / plantation de terre franche
  • semis de graminées, plantes fleuries, trèfle et micro-trèfle
  • vivaces adaptées aux sols secs et situations ensoleillées : thyms, verveines, menthes
Semis
Semis 2

Des mélanges fleuris ont été semés dans le secteur des sépultures anciennes. Ils se marient particulièrement bien avec les formes et la patine de la pierre.

  • melange fleuris 1
  • mélange fleuris 3
  • mélange fleuris 2

Grâce à une construction du projet avec les agents particulièrement bien menée et une valorisation des savoir-faire, chacun a adopté une nouvelle approche de la végétation spontanée tout en se disant qu’il n’y a pas de solution miracle et que c’est la tolérance à l’enherbement qui doit évoluer.

Les deux moyens qui ont été identifiés et mis en place pour augmenter cette tolérance sont la communication auprès des Burgiens et la création d’aménagements qui tiennent compte de la problématique du désherbage.

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