La forme et l’évolution d’une rivière dépend du cycle érosion – transport – sédimentation

L’érosion dans les bassins versants est essentiellement due au ruissèlement.
L’eau a une double action :
1. chimique : elle peut dissoudre certains éléments des roches ou des sols.
2. mécanique: la rivière peut arracher des éléments au sol.

La puissance d’érosion des eaux courantes est déterminée par le débit des rivières et la vitesse des courants. La vitesse du courant est fonction de la pente.

Le transport dépend également de la pente et donc de la puissance de la rivière. Les éléments fins sont transportés en suspension alors que les plus gros éléments sont roulés au fond de l’eau.

La sédimentation est fonction de l’énergie de la rivière et de la taille des éléments transportés. Plus les éléments sont gros, plus ils se déposent rapidement. Les éléments les plus fins sont transportés plus loin.

Au fil du temps la rivière modifie son cours. Elle dépose des matériaux, les reprend, les transporte puis les redépose plus loin.

Une rivière cherche toujours a atteindre un équilibre hydrodynamique qui va conditionner la quantité de matériaux érodés, transportés ou sédimentés. Les méandres sont l’expression de la recherche de cet équilibre. Ils régulent la force de la rivière.

La rivière érode la rive concave et perd de l’énergie. Les matériaux érodés sont déposés sur la rive convexe du méandre suivant.

rive concaves convexes

Toute modification du profil de la rivière (coupure de méandre, rupture de seuil) entraîne la recherche d’un nouvel équilibre et peut créer une reprise d’érosion de l’aval vers l’amont. C’est ce que l’on appelle l’érosion régressive. Un recalibrage provoque quant à lui, une reprise de méandrement et des dépots (atterrissements) dans le lit du cours d’eau.

L’érosion, le transport et la sédimentation permettent de définir trois grands ensembles dans les rivières (dynamique longitudinale)