Les zones humides

Le territoire de la Reyssouze et de ses affluents, de par sa géologie, sa pédologie, son large réseau hydrographique et ses pratiques culturels (prairie de fauche et pâture en bocage), est doté d’une faune et d’une flore remarquables regroupées sous le nom d’un grand type de milieu appelé « zone humide ».

Les milieux humides ouverts (sans végétation arborée) possèdent une richesse naturelle insoupçonnée mais toutefois menacée. Les reconversions de terrain en peupleraie ou en culture intensive et les modifications du fonctionnement hydrologique des cours d’eau (curage et recalibrage des cours d’eau) sont, ou ont été, les principales actions les plus destructrices des zones humides. Il semble toutefois nécessaire de préserver et/ou restaurer ces secteurs.

Dans ce cadre, le SBVR mène actuellement deux actions de sauvegarde des zones humides :

  1. Mise en place d’un plan de gestion sur les marais du Dévorah et de la Chagne (lien vers la cartographie interactive et l’action du Marais du Dévorah) à Bourg-en-Bresse et Saint-Just
  2. Réalisation d’un diagnostic environnemental à plus large échelle sur les zones humides du bassin versant de la Reyssouze

Marais du Devorah Bourg-en-Bresse

Les espèces envahissantes

Certaines espèces, dites « envahissantes » peuvent causer des bouleversements écologiques et ainsi menacer certaines activités économiques ou de loisirs. Leur développement massif et rapide peut également impacter le bon fonctionnement des milieux aquatiques et apporter un ombrage important sur les milieux qui empêchera le développement des herbiers déjà présents.

Sur notre bassin versant, deux espèces floristiques sont au stade d’émergence : le Myriophylle du Brésil et la Jussie.

Le Myriophylle du Brésil a été répertorié sur une ancienne gravière de la commune de Viriat, utilisée aujourd’hui à vocation de loisirs (pêche). Cette pièce d’eau est la seule connue à ce jour qui présente cette espèce. Elle est directement liée au Bief de Navon qui rejoint la Reyssouze 200 mètres plus loin. Pour éviter sa dissémination, le SBVR a porté en Août 2017 un projet d’arrachage mécanique. L’objectif désormais est de faire émerger un réseau de surveillance sur cette espèce.

Le Conseil Départemental porte depuis 2013 un plan de lutte concerté pour tenter de stopper sa propagation. Il finance la Fédération Départementale de Lutte et de Défense contre les Organismes Nuisibles en Rhône-Alpes (FDGDON) qui suit la propagation de la plante et mène des campagnes d’arrachages. Un foyer de Jussie a été retrouvé en 2016 sur un plan d’eau de la commune de Foissiat. Au même titre que le Myriophylle du Brésil, l’action vise désormais à faire émerger un réseau d’alerte sur l’espèce.

Myriophylle du Brésil à Viriat
Arrachage de Jussie - SMVV