Rôle de la végétation

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La végétation bordant les milieux aquatiques est communément appelée « ripisylve ». Elle peut former un liseré étroit ou un corridor très large. Ce mot vient de « ripa » qui veut dire rive et de « sylva » qui veut dire forêt. Elle est indispensable pour maintenir la rivière en bon état.

 Ses rôles

ripisylve

1.      Protection des berges contre l’érosion : l’enracinement en profondeur des arbres et des arbustes fixe les berges, limitant ainsi l’érosion.

2.      Dissipation du courant : la ripisylve offre des « obstacles » à la rivière et dissipe ainsi sa force. Pendant les crues, les végétaux freinent l’eau, ils brisent le courant et protègent les berges aval d’une érosion trop forte.

3.      Participation à l’auto-épuration de la rivière : c’est une zone tampon, d’épuration et de fixation des nitrates, des phosphates, polluants organiques : les végétaux, le sol et les microorganismes constituent un filtre naturel pour la pollution qui arrive à la rivière.

4.      Échanges entre les eaux de surface et les eaux souterraines : la ripisylve permet une meilleure infiltration de l’eau qui pénètre le long des systèmes racinaires pour rejoindre les eaux souterraines.

5.      Zone ressource et de refuge : la ripisylve est un lieu de ressource de nourriture, un lieu de reproduction, de refuge et de vie pour de nombreuses espèces animales, végétales, terrestres et aquatiques.

Elle joue un rôle de corridor et forme un couloir qui permet aux espèces de naviguer librement le long des cours d’eau.

6.      Production de matière organique : feuilles mortes, bois,… Des microorganismes de décomposition vont former un humus riche qui alimentera les sols.

7.      Ombrage des eaux : l’ombre apportée par la ripisylve sur la rivière permet de limiter l’augmentation de la température de l’eau. De plus, les arbres permettent également de priver les végétaux aquatiques de soleil, limitant ainsi leur photosynthèse et donc leur développement.

8.      Effet brise-vent : comme toute les haies de manière générale, la ripisylve a également un effet brise vent, bénéfique pour le rendement agricole (gain de production des parcelles agricoles protégées par le vent, augmentation de la production de lait,…).

 

 Zones tampon des eaux de ruissellement

Scénario 1 : absence de haies et de ripisylve

 

En absence de haies et de ripisylve, les pollutions azotées se cumulent tout au long du versant et s’accumulent directement dans la rivière par les phénomènes de lessivage et d’écoulement.

Les apports aux cours d’eau sont très importants. Il y a une absence de protection du cours d’eau.

haie ripi zt

Scénario 2 : absence de haies et présence de ripisylves

La protection n’existe qu’en bordure de rivière. La ripisylve fonctionnelle a été maintenue. Cette dernière va piéger une partie de la charge azotée qui circule dans les eaux souterraines, limitant ainsi les apports à la rivière. Ceux-ci restent toutefois présents par les écoulements dans les drains et fossés qui se jetteront in fine dans la rivière.

haie rip zt (1)

Scénario 3 : présence de haies, de ripisylves

L’implantation de haies en rupture de pente empêche les concentrations élevées de nitrates le long du versant. La présence d’une ripisylve fonctionnelle complète la protection de la rivière. Elle absorbe l’eau qui s’infiltre le long du système racinaire et réduit ainsi les écoulements.

Le risque d’érosion est beaucoup plus faible. Les apports à la rivière sont fortement réduits.

haie rip zt (2)

 Étagement de la végétation rivulaire

L’étagement de la végétation des berges d’une rivière offre une diversité de conditions de vie favorable à la biodiversité aquatique et terrestre.

 

etagement vegetation

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