frise_chronologique(5)La modification des pratiques agricoles

Associée à l’urbanisation, la modification des pratiques agricoles est aussi une cause de perturbation des milieux aquatiques.
L’agriculture intensive, fondée sur un accroissement de la productivité agricole, s’implante progressivement sur le territoire. Les projets de remembrement se multiplient et les prairies inondables des bords de la Reyssouze sont peu à peu remplacées par des champs de céréales, de maïs ou des peupleraies. On estime aujourd’hui que près de 7300 Ha de prairies permanentes ont disparu au profit des terres labourables. Les phénomènes de ruissellement se sont alors accentués.

De plus, les champs sont drainés et les haies supprimées. Entre 1979 et 1988, les surfaces drainées ont triplé. Au début des années 90, elles atteignent 9 % du bassin versant. Si l’impact du drainage sur le ruissellement est difficile à quantifier, le curage des fossés agricole qui l’accompagne entraîne une accélération des écoulements de surface.
Les sols compactés sous le poids des engins et la mise à nu des sols en hiver favorisent également l’écoulement superficiel des eaux de pluie.

L’ensemble de ces changements occasionne des crues plus intenses susceptibles d’impacter nos lieux de vie ou nos activités.

Enfin, le développement des cultures et des élevages intensifs accentue le sur-emploi d’engrais et de phytosanitaires. Leur mauvaise utilisation dégrade la qualité des eaux de nos rivières et favorise les phénomènes d’eutrophisation.